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Saint Grégoire de Tours



Dernière mise à jour
le 03/04/2020

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Fête 17 novembre, fête locale
Naissancevers l'an 539
Mort595
Fonction évêque de Tours
Saints contemporains
NomNaissanceMortFonction
saint Areyvers l'an 535vers l'an 604évêque de Gap
saint Arige614évêque de Lyon
saint Austrégisile, Outrille55120/05/624bibliothécaire de Charlemagne
évêque de Bourges
saint Didier23/05/608évêque de Vienne
saint Ethère602évêque de Lyon
saint Euphrone573évêque de Tours
saint Evence586
saint Grégoire le Grandvers l'an 540604pape (65e)
docteur de l'Église
saint Médard de Noyonvers l'an 456560évêque de Noyon
saint Namat486559évêque de Vienne
saint Nizier513573évêque de Lyon
saint Philippe de Vienne580évêque de Vienne
sainte Radegonde518587
Hommes contemporains
NomNaissanceMortFonction
Clotaire I vers l'an 498 561 roi des Francs
Evénements religieux
DésignationDate
Concile de Chalon 579
Concile de Lyon 567
Autres Evénements
DésignationDate
Peste ( pape mort de la peste ) 590

Liste des chapitres

Il naquit à Clermont-Ferrand, région celtique des Gaules. Son père était Florentius, sa mère Armentaria.

Premier signe miraculeux

Alors qu'il apprenait les caractères de l'écriture, la « divine volonté l'initia aux signes miraculeux et ennoblit sa sainte enfance en lui montrant des prodiges. En effet, son père, atteint d'une maladie violente, était couché dans son lit ; le feu commençait à dévorer la moelle de ses os, le venin de la goutte à tuméfier son corps, une vapeur brillante à fatiguer son visage, lorsqu'un homme, se montrant en songe à l'enfant, lui parla : As-tu lu, lui dit-il, le livre de Josué ? L'enfant répondit : Je ne connais rien d'autre que les caractères de l'alphabet, et je m'attriste à leur étude où je suis attaché malgré moi. J'ignore entièrement l'existence de ce livre. L'homme reprit : Va, dit-il, arrange une petite baguette de bois de façon à ce qu'on puisse y mettre ce nom, et quand il sera écrit avec de l'encre, tu le mettras sur le lit de ton père, du côté de sa tête. Si tu fais cela, il sera soulagé.. Le matin venu, il apprit à sa mère ce qu'il avait vu. L'enfant au pieux esprit avait compris, en effet, que la chose, ce ne fut pas lui mais sa mère qui en jugea, devait être faite. Sa mère ordonne qu'on accomplisse la vision. Ce fut ce que l'on fit, et aussitôt le père recouvra la santé. Quoi de plus raisonnable, en vérité, que la convenance du nom de Jésus et du bois sur lequel ou l'inscrivit pour le rétablissement de la santé »

Deuxième signe miraculeux

Deux années environ après le miracle précédent, Florentins fut de nouveau gagné par la maladie ; la fièvre s'alluma, les pieds s'enflèrent et furent comme tordus par une extrême douleur. Il était sous le poids d'une fin prochaine et gisait déjà presque enfermé dans la tombe. Cependant l'enfant vit de nouveau dans son sommeil le même personnage qui lui demanda s'il ne connaissait pas le livre de Tobie. Nullement, répondit-il. Le personnage reprit : Sache que Tobie était aveugle, et que son fils, accompagné d'un ange, le guérit avec du foie de poisson. Fais donc de même, et ton père sera sauvé. Celui-ci rapporta ces paroles à sa mère, qui aussitôt envoya les serviteurs à la rivière : on prit du poisson, que l'on mit sur des charbons ardents la partie de ses viscères qui avait été ordonnée. L'heureuse conclusion du miracle ne se fit pas attendre, car, dès que la première émanation de l'odeur eut pénétré dans les narines du père, toute tumeur et toute douleur disparut aussitôt.

Si ce fut une admirable chose que la bouche de Zacharie ait été ouverte par le mérite de Jean, ce ne fut cependant pas non plus peu de chose que Florentius ait été, non une fois, mais deux fois guéri par son fils. Ce Florentius et sa femme comprirent par là que ce serait un homme habile et heureusement inspiré ; ils ne purent ignorer, en effet, que la sagesse divine ne l'eût formé pour des devoirs plus délicats encore.

Cependant ils ne le firent pas tonsurer immédiatement, désirant, qu'il consentît par lui-même à prendre l'état clérical.

Troisième signe miraculeux

Il n'était donc encore que laïque et il avait grandi et d'esprit et de corps, quand, saisi tout à coup d'un rhume de poitrine et de fièvres violentes, il tomba gravement malade ; puis sa faiblesse augmenta de jour en jour sans que l'habileté médicale le soulageât en rien.

Son oncle Gallus le visitait souvent, et sa mère l'entourait, comme fait une mère, de gémissements continuels. Mais au moment où l'on désespérait déjà de tout secours humain, le ciel inspira au jeune homme de recourir à l'assistance divine. Il demanda donc qu'on le transporta au tombeau de saint Allyre qui était proche, mais cela ne lui servit pas beaucoup, car il différait encore d'accomplir ce à quoi cette maladie devait l'amener. Rapporté chez lui, il commença au bout de peu de temps à être tellement tourmenté qu'on le regardait comme courant à sa fin. La souffrance lui fit comprendre enfin la chose ; il consola ceux qui pleuraient sur lui et leur dit. Portez-moi encore une fois au tombeau de saint Allyre ; j'ai foi qu'il nous donnera promptement, à moi la guérison et à vous la joie. Ayant donc été transporté là, il pria le plus haut qu'il pouvait, promettant, s'il était délivré de ce mal, qu'il prendrait sans aucun retard l'habit clérical. Dès qu'il eut dit, il sentit sa fièvre se dissiper aussitôt, il répandit par les narines une quantité de sang, et sa maladie disparut entièrement comme se hâte de partir un messager qui a obtenu ce pour quoi il était venu. Il coupa donc sa chevelure et se livra tout entier aux fonctions religieuses.

Quatrième signe miraculeux

Il était faible, et il se trouva une fois tombé en proie à la fièvre et à une éruption cutanée qui finit par l'accabler tellement que, ne pouvant plus ni manger ni boire, il perdit tout espoir de conserver la vie. Une chose seule lui était restée : la confiance qu'il fondait en Martin n'était nullement ébranlée. Au contraire, brûlant d'un plus fervent amour, il conçut un tel désir de ce Martin, que bien que sa tête fût à peine épargnée par les atteintes de la mort, il n'hésita pas à se mettre en marche pour aller visiter le tombeau du saint ; les siens ne purent l'en dissuader, et il persista obstinément, car la fièvre de son corps était moins forte que la fièvre de son amour. Après deux ou trois étapes, sa faiblesse augmenta par suite du voyage. Mais, même alors, rien ne put retenir son impatience de recourir à Martin avec la même foi, et il supplia au nom de la majesté divine ceux qui voulaient l'en détourner de l'exposer, ou vivant, ou du moins mort, devant le tombeau du saint. Il parvint, tant bien que mal, et sa foi justifiée obtint la guérison qu'il espérait. Et non seulement lui, mais aussi l'un de ses clercs nommé Armentarius, qui avait été presque à l'article de la mort, dut au mérite de cette foi son propre salut. Grégoire donc, rendant grâces, tant pour celui-là que pour lui-même, revint dans sa patrie, rassasié, ou plutôt consumé plus que jamais de l'amour de Martin.

Cinquième signe miraculeux

Une fois, qu'il se rendait de Bourgogne en Auvergne, un violent orage s'éleva au-dessus de lui. L'air épaissi se rassembla en nuées ; le ciel commença à étinceler de lueurs répétées, à retentir de vastes grondements de tonnerre, et chacun se sent pâlir et redoute le danger qui menace. Mais Grégoire, l'âme tranquille, tira de sa poitrine, car il les portait toujours à son cou, des reliques des saints qu'il élèva du côté des nuages et les leur opposa avec persévérance ; ceux-ci à l'instant se partagèrent, les uns à droite, les autres à gauche, et offrirent aux voyageurs une route intacte. Mais l'orgueil, qui le plus souvent naît de la vertu, se glissa dans l'âme de ce jeune homme ; il se réjouit en lui-même, et, ce qui venait d'être accordé à ses reliques, c'est à ses mérites qu'il l'attribua. Cependant quoi de plus voisin de la présomption que la chute ? En effet, le cheval qu'il montait étant tombé à cette place même, le renversa si durement à terre, que, meurtri dans toutes les parties de son corps, il pouvait à peine se relever. Comprenant la cause de son malheur, il prit garde à l'avenir de ne jamais se laisser vaincre par les aiguillons d'une vaine gloire, mais, chaque fois que la vertu divine agissait par lui, d'en rapporter l'honneur, non à ses propres mérites, mais à la puissance des reliques qu'il portait.

Il est plus admirable d'avoir corrigé son orgueil que d'avoir séparé les nuages.

Sixième signe miraculeux

Grégoire était assidu à la prière, surtout pendant les heures de la nuit consacrées au repos. La fête de la bienheureuse vierge Marie était arrivée. Or l'on conserve des reliques d'elle en Auvergne, dans le village de Marsat. Grégoire, qui alors s'y trouvait, se mit en devoir, suivant sa coutume, d'aller faire secrètement ses prières, tandis que les autres étaient plongés dans le sommeil, et ayant regardé au loin, il vit l'oratoire resplendir d'une grande clarté. Il se figure donc que quelques dévots l'ont devancé dans la célébration des vigiles ; cependant, étonné de voir cette grande lumière, il se dirige vers le lieu d'où elle partait : tout s'y trouvait enseveli dans le silence. Il envoie chercher le gardien de l'édifice ; mais pendant ce temps la porte s'ouvre d'elle-même, et, reconnaissant que ce lieu était l'objet d'une visitation divine, il entre avec respect au milieu d'une angélique veillée. La clarté qu'il voyait du dehors cessa aussitôt, et il ne vit plus rien que la vertu de la Vierge glorieuse

Il se rendit à Tours pour se faire guérir auprès du tombeau de saint Martin. Resté à Tours, il en devint évêque de 573 à 595. Il laissa à sa mort :

Sources
  • Nominis
  • Vie de Saint Grégoire Évêque de Tours par l'abbé Odoat