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Saint Paulin de Nole



Dernière mise à jour
le 17/02/2022

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Fête

Issu d'une des plus nobles et plus puissantes familles romaines, Meropius Anicius Paulinus fut à vingt-cinq ans gouverneur de la province de Campanie. Il avait environ trente ans quand il épousa une chrétienne espagnole nommée Teresa. Ils eurent un fils qui mourut à l'âge huit jours.

Paulin se mit alors à approfondir le christianisme qui, peut-être, pensait-il, remédierait à son affreux chagrin. Il reçut le baptême en 390, le sacerdoce en 394. Sa femme et lui avaient suivi la voie des conseils évangéliques. Ils vendirent au profit des malheureux leurs immenses propriétés d'Espagne, de Gaule et d'Italie, ne gardant que celles qu'ils avaient à Nole, près du tombeau de saint Félix. C'est là qu'en 394, ils se retirèrent pour le reste de leur vie.

Ils élevèrent à saint Félix une splendide basilique, flanquée d'une construction dont le bas servait d'hospice aux pèlerins, et l'étage de couvent à Paulin et à ses disciples. Toutes les cellules donnaient sur le maître-autel de l'église. On se levait la nuit pour chanter matines. On jeûnait souvent. Le maître continuait d'écrire et cultivait un jardin. Teresa dirigeait la maison.

En 409, Paulin fut nommé évêque de Nole. Avec un tranquille héroïsme, il défendit son petit troupeau contre les Goths pillards et tueurs qu'Alaric avait laissés dans le pays après le sac de Rome en 410. Il était un homme de cœur, affectueux et fidèle.

Il eut de nombreux amis dont saint Martin, saint Ambroise, saint Augustin, saint Sulpice Sévère, l'empereur Théodose et le pape Anastase. Il leur adressait des lettres charmantes et des vers. Prudence et lui sont les derniers en date des poètes latins.

Catéchèse de Benoît XVI du 12 décembre 2007

Traçant son portrait, Benoît XVI a d'abord rappelé que Paulin, issu d'une famille aristocratique d'Aquitaine (France), avait d'abord été gouverneur de la Campanie (Italie) où il avait brillé par sa sagesse. Au contact de la foi ardente de la population, il entreprit un cheminement vers la conversion au christianisme, qui fut rempli de difficultés et d'épreuves.

Benoît XVI souligna que sa rencontre avec le Christ fut l'issue d'un long processus durant lequel il prit la mesure de la caducité des choses. Marié, il eut le malheur de perdre un fils nouveau né, après quoi lui et son épouse distribuèrent leurs biens aux pauvres et décidèrent de vivre fraternellement, avant de fonder une communauté monastique. Devenu prêtre, Paulin se distingua par sa grande attention envers les pauvres, et laissa une image de pasteur charitable.

Sa conversion, « frappa ses contemporains... qui lui reprochèrent son détachement des biens matériels et l'abandon de sa vocation littéraire ». À ces critiques il répondait que son détachement ne signifiait pas du mépris pour les biens terrestres mais que leur usage devait servir à la finalité supérieure de la charité... « Une nouvelle vision des choses guidait désormais sa sensibilité. C'était la beauté du Dieu incarné, crucifié et ressuscité. Si saint Paulin de Nole n'a pas écrit de traités théologiques, ses poèmes et sa riche correspondance montrent une théologie vécue, pétrie de la Parole de Dieu comprise comme éclairage de la vie ». Puis le Saint-Père a rappelé que les écrits de Paulin « insistent sur le sens de l'Église comme mystère d'unité et de communion qu'il vivait principalement dans une pratique aigüe de l'amitié spirituelle... On est impressionné de voir avec quelle chaleur ce saint évêque chantait l'amitié comme manifestation du corps du Christ animé par l'Esprit ». Benoît XVI a conclu « La théologie contemporaine a trouvé dans le concept de communion la clé de lecture du mystère de l'Église. Le témoignage de Paulin de Nole aide à percevoir l'Église telle que la présente le Concile Vatican II, c'est-à-dire le sacrement de l'union avec Dieu et de l'unité du genre humain ».

Sources
  • Nominis